Entreprendre : c’est ce mot qui devient aujourd’hui presque normé, dicté par le développement galopant des jeunes qui souhaitent créer leur entreprise. 54 % se rêvent entrepreneurs selon Prism’Emploi 2017. Et j’en fais partie. L’entrepreneuriat a été plus qu’étudié ces dernières années : il en est devenu une quasi science.

La gestion des risques : un domaine stratégique à part entière de votre projet !

Nombreux sont aujourd’hui les ouvrages et les articles expliquant les étapes à suivre dans tout process de création d’entreprise pour réussir. Cependant, au cours de mes lectures et rencontres, j’ai pu m’apercevoir qu’une étape indispensable pour exister demain était parfois oubliée ou du moins peu voire pas enseignée : la gestion des risques.

Plus qu’une définition, la gestion des risques est un domaine stratégique. Une forme de management à ne pas écarter. Rarement enseignée en tant que science, en tant que matière, il n’en demeure pas moins qu’elle peut être un facteur clé de succès pour une start-up qui saurait penser les catastrophes.

Ainsi, « Penser les catastrophes pour éviter les catastrophes » comme l’écrit le sociologue Dupuy. Une sorte de catastrophisme éclairé donc. Par là, j’entends qu’il n’est pas nécessaire d’opposer le blanc au noir, mais au contraire de les mélanger… Parce qu’il faut continuer de rêver sans se refermer sur soi-même. Rêver n’empêche pas d’être agile quant à la réalité. Bien au contraire. Et cela, c’est ma ligne de conduite quand je développe PowerPeps et d’autres projets… Voici quelques conseils donc de gestion que l’on peut tous appliquer au quotidien.

La règle du double P : Proactif et Préventif

Selon Daniel Zeghal, spécialiste en gestion, « pour être efficace, le management des risques doit être proactif et préventif, et ne pas se faire de manière cloisonnée par des professionnels du risque, ni d’ailleurs délégué à des fonctions du management intermédiaire ». En bref, manager par l’action et l’anticipation. Être dans l’action, c’est être au coeur du risque. Penser plan A, B voire C… certes, cela donne des noeuds au cerveau mais permettra d’une part d’avoir une vision globale et d’autre part, d’agrémenter votre plan initial. En étant proactif, vous vous donnez plus de liberté de mouvement et vous rendez moins dépendant de votre intermédiaire / situation à risques.

L’empathie : travaillez-là au quotidien !

De ce que je tire de mon expérience, l’une des façons les plus adéquates pour penser et gérer les risques reste d’être empathique. L’empathie doit et permet de faire abstraction de soi pour comprendre la réalité de l’autre. C’est tout l’objet de l’entreprise : penser le client et penser autrement, avec une conversion du regard qui doit pousser à être « remarquable » sur tous les plans. Penser client, c’est conserver une longueur d’avance sur les désirs et besoins de sa cible. L’empathie est ce pont qui permet de rester vif, proche d’une réalité qui outrepasse les outils des décideurs.

Je  vous conseille à ce titre de faire un tour sur le blog de Seth GODIN, marketeur qui insiste sur cette culture du risque à travers la théorie « Purple Cow ». Seth Godin explique que la bureaucratie et la standardisation des pensées poussent à créer des produits moyens qui ne choquent personne. Il faut selon lui réintroduire une culture du risque. Pour cela, il conseille de travailler avec des passionnés qui sont prêts à tout pour sortir un produit qui va révolutionner le marché (Steve Jobs et ses amis par exemple dans l’arrière du garage).

Il insiste en expliquant que la prise de risque est la clé du succès. « On dit qu’en ce moment il faut être prudent, ne pas prendre de risques. Je ne suis pas d’accord. C’est plus prudent de prendre des risques, de fortifier son désir de faire des choses remarquables. Lorsque vous voyez que les vieilles façons de fonctionner sont en déclin, cela devient encore plus impératif de créer des choses qui sont dignes de mention ».

Concrètement, il y a un paquet d’outils à utiliser qui peuvent vous aider au quotidien pour gérer les risques. Il y a bien entendu la matrice AMDEC, très connue, que j’utilise peu cependant. Pour ma part, je préfère utiliser le SWOT pour faire un état des lieux. Il est très sommaire mais efficace.

La chance : une qualité qui vous permettra de gérer les risques

La chance, cela se travaille. Je m’explique. Il faut avoir la capacité de créer autour de soi un environnement favorable pour diminuer la part de risques dans les process de décision.

Rencontrer les bonnes personnes, aller sur les bons territoires et écouter les bonnes demandes. Rester vigilant, être curieux, sortir de la routine. Devenir celui qui crée les liens entre les autres. Bref, être actif. Mais la chance et les circonstances sont aussi parfois volatiles, il faut donc penser en terme de catastrophes, préparer son esprit à l’échec pour en faire de la matière première à projet.  Anticiper et être vif.  « La chance ne favorise que les esprits préparés » selon Pasteur.

Arriver à coupler ses compétences et ses savoirs, voilà le subtile mélange qu’obligent l’entrepreneuriat et la réussite d’une start-up ou de tout projet. Sans cesse chercher le remède, sans cesse penser les catastrophes, sans cesse vouloir être le meilleur tout en faisant de l’éthique une ligne de conduite. Selon moi , voici la meilleure gestion de risques possible.

A bientôt pour un nouvel article 😉

Axel