Ce qui est difficile quand on est entrepreneur ou qu’on gère un projet, c’est d’arriver à prendre beaucoup de décisions rapidement avec une qualité d’information imparfaite tout en gardant la même ligne de conduite.

De par mon expérience avec PowerPeps, j’ai réussi à tirer quelques modestes enseignements qui m’accompagnent au quotidien et qui passent par une bonne connaissance de soi.

Comment m’améliorer ? Comment mieux me comprendre ? Apprendre à mieux comprendre les autres. Des outils simples à utiliser permettent d’appréhender plus facilement ce genre de questions.

D’abord, il est nécessaire d’accepter de douter même si cela n’est pas forcément accepté dans nos sociétés occidentales. Un outil qui s’appelle «  à la croisée des chemins »reprend de manière laconique des questions simples : d’où venez-vous ? Qu’est-ce qui est vraiment important pour vous ? Quelles personnes sont importantes pour vous ? Qu’est ce qui vous empêche d’avancer ? De quoi avez-vous peur ?

Ensuite, il faut accepter de sortir des sentiers battus en ayant des « idées étonnantes ». La plupart du temps, on peut y parvenir par un croisement des sciences. Le modèle des « neuf points » est une représentation simple mais factuelle.

Enfin, il faut avoir du culot et ne pas croire systématiquement ce qui est enseigné. Trois questions semblent ainsi pertinentes : d’où savons-nous ce que nous savons ? Est-ce que le passé nous aide à construire notre futur ? Pourquoi n’anticipons-nous presque jamais l’imprévu ? Ainsi, il est recommandé selon le philosophe Bertrand Russel « d’interroger régulièrement les choses que l’on considère comme évidentes ».  Un exemple tiré du livre des décisions : l’opinion publique était sous le choc lorsque deux avions foncèrent sur les tours du World Trade Center. Personne ne pensait à cela. Pourtant, pendant les semaines et mois qui ont suivi le 11 septembre 2011,  beaucoup ont eu le sentiment que tout convergeait vers cet attentat.

Nassim Taleb, dans son ouvrage Le Cygne Noir explique que la majorité des gens pense que les cygnes sont blancs. Donc on en déduit que tous les cygnes sont blancs. Jusqu’au jour où le premier cygne noir fut aperçu en Australie. La croyance devient savoir. Il faut donc tout particulièrement éviter les généralités du principe de cause à effet.

En bref, interroger les certitudes demandent d’abord de changer ses perceptions et de faire converger son regard. D’éviter les facilités de langage qui poussent trop régulièrement à reléguer le schéma de pensées, aussi complexe soit-il, au second rang.

Ensuite, il est nécéssaire d’être capable de penser le monde dans sa complexité et d’assumer de ne pas avoir toutes les clés de lecture pour le lire (je vous renvoie ici à un article que j’ai écrit sur la prise de risques…). 

Enfin, je crois qu’il est nécessaire de faire fonctionner des dialogies entre elles. Par là, j’entends de faire cohabiter des faits qui peuvent irriter nos valeurs. Nous voulons protéger l’environnement, préserver l’emploi et en même temps nous achetons des téléphones chinois réalisés par de jeunes enfants.

Cette complexité du monde, vous la retrouverez tous les jours dans le développement de vos projets ou entreprise. Pensez toujours global sans la moindre certitude.

Le jour où vous tombez dans le domaine de la certitude, vous serez hélas dans le domaine du passé.

A bientôt pour un nouvel article 😉 

Axel