J’ai décidé de vous parler des signaux du changement car c’est une discipline qui n’est pas enseignée et qui me parait plus que jamais d’actualité dans un monde dopé par la vitesse et la technologie.

« Les choses qu’on craint le plus dans les organisations : les changements, les turbulences, les déséquilibres, sont les sources primaires de créativité »Margaret J. Wheatley. L’intuition et le breakthrough management sont deux branches peu connues de la création d’entreprise. Pourtant, avec les micro-crises presque continues des marchés, elles semblent aujourd’hui indispensables si l’on désire une performance durable.

Le breakthrough management : une ligne de vie pour les start-up

Les apports sont multiples : améliorer sa vision des concurrents pour mieux résister aux changements ; conquérir de nouveaux marchés. Bref, appelé aussi management par la percée, il s’agit d’une méthode qui se définit selon son inventeur Shoji Shiba comme « le procédé permettant d’être rentable, en brisant les obstacles psychologiques, organisationnels et techniques. »

Eu égard à la concurrence sur le marché, il semble aujourd’hui nécessaire d’innover par la rupture pour bénéficier d’un avantage concurrentiel important.  C’est ce que nous essayons de faire avec PowerPeps. Attention tout de même à ne pas se couper de ses early adopters !

L’intuition n’est pas liée au hasard

L’intuition est un domaine qui se travaille et qui permet d’être réactif face aux stratégies de ses concurrents. Prenons l’exemple marquant de Louis Schweitzer, PDG de Renault qui fut interrogé pour la commercialisation de la Logan, première voiture Low Cost. Lorsqu’il lui est demandé à quel type de clientèle il s’adresse, voici sa réponse : « Je ne le sais pas bien. C’est une innovation absolue, pas en termes technologiques, mais sur le marché automobile. C’est une voiture qui n’a pas de précédent, qui n’en remplace aucune autre ».

L’intuition est le fait d’être là au bon moment. Loin des matrices marketing enseignées, il n’en demeure pas moins qu’elle est une qualité indispensable pour anticiper les stratégies des concurrents et proposer le bon produit. Cela demande d’être perpétuellement en veille et surtout d’être curieux ! Ne fermez jamais la porte à une nouvelle idée.

Ecouter les signaux faibles pour être plus compétitif et éviter les ruptures

Le client d’aujourd’hui est pressé. Il dispose plus qu’avant du « pouvoir de négociation » car il est moins sujet aux asymétries d’informations. L’entreprise doit donc répondre rapidement en anticipant les besoins et attentes non exprimés (on pourrait ici citer la matrice de Kano). Pour être le premier sur le marché, il faut capter les signaux faibles. Tout va de plus en plus vite et l’entreprise doit répondre rapidement aux attentes de ses clients.

L’entreprise doit anticiper des attentes & besoins non exprimés et pouvoir les adopter, ce qui est complexe. Pour être le premier sur le marché, il faut anticiper et donc capter les signaux faibles.

Selon Philippe Cahen, « un signal faible est défini ordinairement comme un fait, un événement qui peut paraître paradoxal et qui inspire réflexion… pour imaginer le possible comme l’impossible, regarder vers le futur tout en recherchant les causes, pour les comprendre, et découvrir l’essence de l’événement. »Ainsi,penser les signaux faibles, c’est réfléchir aux potentialités du marché. C’est écouter avec assiduité les concurrents. Pour une start-up, la prise en compte de ces signaux faibles est tout aussi importante qu’une stratégie marketing fiable. Pourquoi ? N’ayant que peu de ressources, la start-up d’aujourd’hui doit sortir du lot.  Vite. Et mieux.

Steve Job, il y a 30 ans, avait parié sur l’ordinateur alors même qu’aucune étude de marché n’existait. Il a non seulement fait preuve d’intuition mais il a aussi imaginé demain et fait parler les signaux faibles. Des outils et des moyens qui se travaillent pour l’entrepreneur au quotidien.

A bientôt pour un nouvel article 😉 

Axel